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Locus solitude





Palper, apprivoiser l’ourlet. Sa ligne sa ronde. La peau peuple ici. Capte. L’écoute perce sans jamais s’arrêter. Radiation fertile. Solitude fluide, irriguée, qui cherche la virgule vers toi, sa détente alanguie. Qu’est-ce qui la pousse, déplie soudain l’espace où tu passes entre deux. Entre, cela suffit pour étreindre plus loin, corps abstrait recousu. Pesée. Basse banlieue du coeur. Idées foraines de joie sous la poitrine. Petit peuple du vent. Une comptine maintenant. Horizon bruit des gouttes carillon.

Le fond d’un œil stable. L’échelle de l’arrondi. Petit sable du temps. Un accord étendu. Quelque chose tient. Si tu ne connais pas le point de vue tu files, tu reviens. La pupille toujours là. Sur toi comme une chaleur, une température de repos, fin de mental, sentir. Il y a des refus qui clapotent. Désordonnent, bougent. Cherchent à se faire entendre. Puis rejoignent le bain des chaleurs emmêlées au sourire des pupilles.

La danse tombe, vide ses intentions. Leur pesée. Etire ses colères jusqu’à son peuplement ami. Locus solitude, mémoire-mère, épelle la vie crue.

Peuple, tribu, amis. Locus solitude le bain des peaux ondule la mémoire. La petite colline douce de ton accueil. Locus héberge ses peuples. Une tribu-cordillère sourit quelque part à quelque chose de simple.

écrit ou proposé par Nolwenn Euzen mise en ligne le jeudi 12 juin 2014