plier l’oeil à la beauté / Nolwenn Euzen

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Paradoxe du code et du brouillon libre

J’aime le format du site internet, la fluidité, la navigation, le CLIC ! , les déploiements d’espaces. Ecrire là à toujours à voir avec notre liberté intérieure, l’espace qu’on se donne pour bouger, inventer, donner du mouvement, créer.

Dans l’écrit, c’est facile, on a notre langue, grammaire, syntaxe, vocabulaire, on sait bien nous, les écrivains, déplier tout ça, faire parler notre langue plus fort que notre langue, la faire entrer dans nos méandres, l’adoucir, la durcir... on pétrit, on malaxe !

Je dis que c’est facile, j’ai tort. La langue écrite, créer avec c’est souvent un combat, une guerre qu’on a mené. L’école, la famille, nos racines, nos choix, ne sont jamais loin. Envie de dire : ouf !

"Grande menuiserie / versant pour le mot " est réalisé par : Rature.net. Joachim Séné, écrivain, informaticien, pour moi geek à la Tati, a ficelé les programmes, les codes et l’habillage. Mes recommandations étaient que ce soit le plus brouillon possible. Ni lui ni moi ni sommes vraiment arrivés.

Je réserve une page un peu plus loin à Robert Filliou et Bruno Munari, ou plus précisément une page au plan de l’exposition qui associait Robert Filliou et Bruno Munari. Elle s’appelait, d’un très beau titre : le sentiment des choses. Robert Filliou et Bruno Munari ensemble, je ne sais pas si cela vous fait le même effet, sans doute quelque chose qui a à voir à l’enfance de chacun, mais chez moi ce sont des cavités très profondes qui s’éveillent, impatientes et liquides.

écrit ou proposé par Nolwenn Euzen mise en ligne le lundi 18 mars 2013